Madoff a commencé dés 1960. Il affichait des résultats de haut niveau et constants en les expliquant par son « flair » pour « sentir le marché ». Il était décrit
comme un génie, un dieu du marché en quelque sorte. Il a réussi pendant plus de 20 ans à faire de l'argent avec de l'argent, sans argent, avec l'approbation de tous les rouages essentiels
officiels du capitalisme mondial tel qu'il fonctionne.
Le principe (appelé principe de Ponzi) est simplissime : ne pouvant rémunérer les épargnants avec les intérêts des capitaux placés, vous les rémunérez avec le
capital placé par les nouveaux entrants. Le système est efficace tant que vous avez plus de nouveaux entrants que d'anciens.
Mais comment faire pour attirer sans cesse de nouveaux clients ?
-donner un aspect respectable à l'entreprise; facile, Madoff a été président du Nasqaq (marché boursier américain) et la presse financière l'a porté aux nues
pendant des années!
- assurer un revenu fixe important, de l'ordre de 10%; de toutes façons ça ne coute rien puisque les intérêts sont payés avec l'épargne des nouveaux entrant
!
- tout le monde ne peut pas placer son argent danss les fonds de Madoff. Pour pouvoir faire partie de ces « happy few », il faut être recommandé par
quelqu' un qui y est déjà. Le gogo a alors le sentiment d'appartenir à l'élite mondial...
Voilà c'est aussi bête que ça l'affaire Madoff, il a quand même réussi a détourner 50 milliards de dollars (40 millions d'euros) à tout un paquet de gogos (dont pas
mal de banques ou établissements financiers) attirés par le fric facile.
Avec la crise des subprimes, il y a eu panique à bord, plein d'épargnants ont voulu récupérer leur argent, du coup le montage constitué par Madoff s'est écroulé et
l'escroquerie est apparue au grand jour.
On pourrait presque s'en réjouir et dire que finalement il y a une morale à cette affaire, mais ce serait oublier ceux qui va payer les pots cassés : nous, les
dindons de la crise !